Noel orthodoxe : comment le fete-t-on le 7 janvier
24 mars 2026 · 18 min de lecture
Tandis que le monde occidental fete Noel le 25 decembre, des millions d'orthodoxes celebrent la Nativite du Christ le 7 janvier. Ce decalage, source de curiosite et de malentendus, s'explique par la coexistence de deux calendriers. Au-dela de la date, Noel orthodoxe possede ses propres rites, sa propre spiritualite et ses traditions culinaires, du careme preparatoire au Sotchelnik, de la liturgie nocturne aux Sviatki. Plongee dans une fete ou le sacre et le populaire s'entrelacent.
Pourquoi le 7 janvier : la question du calendrier
Le decalage de date entre Noel catholique (25 decembre) et Noel orthodoxe (7 janvier) n'est pas d'origine theologique mais calendaire. Pour comprendre, il faut remonter a l'histoire des deux calendriers qui structurent le temps en Occident et en Orient chretien.
Le calendrier julien, instaure par Jules Cesar en 46 av. J.-C. sur les conseils de l'astronome alexandrin Sosigene, fixait l'annee a 365,25 jours. Chaque quatrieme annee etant bissextile, le systeme etait plus precis que le calendrier romain precedent mais comportait une erreur residuelle : l'annee julienne est plus longue que l'annee tropique (solaire reelle) de 11 minutes et 14 secondes. Cette difference, infime a l'echelle humaine, s'accumule au fil des siecles : un jour tous les 128 ans.
Au XVIe siecle, le decalage atteignait dix jours. Le pape Gregoire XIII (1502-1585) promulgua une reforme en 1582 : le lendemain du jeudi 4 octobre 1582 devint le vendredi 15 octobre 1582 (suppression de dix jours), et le systeme des annees bissextiles fut affine (les annees seculaires ne sont bissextiles que si elles sont divisibles par 400). Ce calendrier gregorien fut adopte immediatement par les pays catholiques, puis progressivement par les pays protestants (la Grande-Bretagne n'adopta la reforme qu'en 1752, la Russie en 1918, la Grece en 1923).
L'Eglise orthodoxe refusa la reforme gregorienne, la considerant comme une innovation unilaterale du pape non validee par un concile oecumenique. En 1923, un congres panorthodoxe a Constantinople proposa un calendrier julien revise (astronomiquement equivalent au gregorien pour les dates fixes, mais conservant le calcul julien pour Paques). Plusieurs Eglises l'adopterent (Constantinople, Grece, Roumanie, Bulgarie), mais les Eglises russe, serbe, georgienne et le patriarcat de Jerusalem resterent fideles au calendrier julien integral. Pour une explication approfondie de ces calculs, consultez notre article sur le calendrier julien et gregorien.
En 2026, le decalage entre les deux calendriers est de 13 jours. Le 25 decembre julien correspond donc au 7 janvier gregorien. Ce decalage continuera de croitre : a partir de 2100, il passera a 14 jours, et Noel orthodoxe (pour les Eglises juliennes) tombera le 8 janvier.
Fait notable, l'Eglise orthodoxe d'Ukraine (OCU), autocephale depuis 2019, a decide en 2023 de passer au calendrier julien revise, celebrant desormais Noel le 25 decembre (gregorien), en rupture avec la tradition russe. Cette decision, chargee de signification politique dans le contexte de la guerre russo-ukrainienne, a ete saluee par certains comme un acte d'emancipation culturelle et critiquee par d'autres comme une concession au monde occidental.
Le careme de la Nativite : quarante jours de preparation
Contrairement au Noel occidental, qui est precede de l'Avent (quatre semaines de preparation, principalement liturgique), le Noel orthodoxe est prepare par un careme veritable : le Careme de la Nativite (Rojdestvienski post), aussi appele Careme de saint Philippe (Filipov post) car il debute le lendemain de la fete de l'apotre Philippe, soit le 28 novembre (15 novembre julien).
Ce careme dure exactement quarante jours (du 28 novembre au 6 janvier inclus), un chiffre biblique qui fait echo aux quarante jours de jeune de Moise sur le Sinai (Exode 34:28) et aux quarante jours du Christ au desert (Matthieu 4:2). Son institution est attestee des le IVe siecle dans les canons du concile de Saragosse (380), bien que sa duree n'ait ete fixee a quarante jours qu'au XIIe siecle par le patriarche Luc Chrysoberges de Constantinople.
Les regles alimentaires du careme de la Nativite sont moins strictes que celles du Grand Careme pascal. Le regime de base exclut la viande, les produits laitiers et les oeufs. Le poisson est autorise les samedis, dimanches et jours de fete. L'huile et le vin sont permis les mardis, jeudis, samedis et dimanches. Les lundis, mercredis et vendredis sont des jours de xerophagie (alimentation seche : pain, fruits secs, legumes crus). La derniere semaine (du 2 au 6 janvier) est la plus stricte : pas de poisson, pas d'huile, pas de vin, meme les samedis et dimanches.
Le careme de la Nativite n'est pas qu'alimentaire. Il comprend une intensification de la priere (ajout du canon penitentiel de saint Andre de Crete dans certaines traditions), de la confession, de l'aumone et de la lecture spirituelle. Les offices liturgiques des dernieres semaines introduisent progressivement les hymnes de la Nativite, creant une anticipation grandissante. Les prefetes de la Nativite (du 20 decembre au 1er janvier julien, soit du 2 au 14 janvier gregorien) intensifient la preparation liturgique avec des lectures prophetiques sur la naissance du Messie.
La veille de Noel : le Sotchelnik (6 janvier)
Le Sotchelnik (ou Sotchevnik), la veille de Noel orthodoxe, est l'un des jours les plus charges de traditions dans le monde slave. Son nom derive du sotchivo (ou sochelnik), une bouillie rituelle de grains de ble cuits avec du miel, des pavots, des noix et des fruits secs, qui est le plat central de cette journee de jeune strict.
La tradition veut que l'on ne mange rien de toute la journee du 6 janvier jusqu'a l'apparition de la premiere etoile dans le ciel du soir, en souvenir de l'Etoile de Bethleem qui guida les Mages (Matthieu 2:2). Cette coutume, profondement ancree dans la piete populaire, est parfois difficile a observer sous les latitudes septentrionales ou le ciel d'hiver est souvent couvert ; en pratique, les familles attendent la fin des Vepres ou la tombee de la nuit.
Le repas du Sotchelnik est un repas maigre (vegetalien), traditionnellement compose de douze plats symbolisant les douze apotres. La composition varie selon les regions et les familles, mais le noyau est remarquablement stable dans le monde slave :
- Sotchivo (ou kutia) — le plat central : ble cuit au miel, pavots, noix, raisins secs
- Vzvar — compote de fruits secs (pommes, poires, pruneaux, abricots)
- Borchtch aux champignons (sans viande ni creme)
- Varenyky — ravioles farcies aux pommes de terre, chou ou cerises
- Poisson — carpe frite ou hareng marine
- Chou farci aux champignons et au riz (holoubtsi postni)
- Vinaigrette — salade de betteraves, pommes de terre, carottes, cornichons
- Blinis aux champignons (sans oeufs ni lait)
- Haricots a la sauce tomate
- Pirojki au chou (en pate sans oeufs)
- Pommes au four au miel
- Pain rituel (khleb)
Dans les familles pieuses, le repas commence par une priere et le partage de l'oplatek (pain de communion non consacre, surtout en Ukraine et en Bielorussie) ou par une bouchee de kutia partagee entre tous les convives. Une tradition repandue veut qu'on laisse un couvert supplementaire a table pour un visiteur inattendu, en souvenir de l'hospitalite due a l'etranger (Hebreux 13:2 : "certains ont heberge des anges sans le savoir"). Dans certaines regions, on place du foin sous la nappe pour evoquer la creche de Bethleem.
La liturgie de Noel : la nuit de la Nativite
La celebration liturgique de Noel orthodoxe se deploie sur plusieurs offices qui forment un ensemble d'une grande richesse hymnographique. Le cycle complet comprend les Grandes Heures royales (le matin du 6 janvier), les Vepres de la Nativite (le soir du 6 janvier), et la Divine Liturgie de saint Basile le Grand (dans la nuit ou le matin du 7 janvier).
Les Grandes Heures (Tsarskie tchasy, "heures royales", ainsi nommees car les tsars y assistaient) sont un office de lectures bibliques et d'hymnes prophetiques. Huit lectures de l'Ancien Testament annoncent la venue du Messie : les propheties d'Isaie (7:14 : "Voici que la Vierge concevra" ; 9:6 : "Un enfant nous est ne"), de Michee (5:1 : Bethleem designee comme lieu de naissance), de Daniel, de Barouch. Les sticheres (hymnes) de la Nativite, composes par les grands hymnographes byzantins — Romanos le Melode (VIe siecle), Cosmas de Maiuma (VIIIe siecle), Jean Damascene (VIIIe siecle) — sont d'une beaute poetique exceptionnelle.
La liturgie de Noel proprement dite est une Divine Liturgie de saint Basile le Grand (plus solennelle et plus longue que la liturgie habituelle de saint Jean Chrysostome). Elle est celebree dans la nuit du 6 au 7 janvier (a 23h ou minuit) ou le matin du 7 janvier, selon les traditions locales. Le moment culminant est le chant du tropaire de la Nativite :
"Ta naissance, o Christ notre Dieu, a fait resplendir sur le monde la lumiere de la connaissance. En elle, les adorateurs des astres apprirent d'une etoile a T'adorer, Toi, Soleil de Justice, et a Te connaitre, Orient venu d'en haut. Seigneur, gloire a Toi !"
Le kondakion de la Nativite, compose par Romanos le Melode vers 518, est l'un des textes les plus celebres de la litterature hymnographique byzantine : "La Vierge aujourd'hui met au monde le Supra-essentiel, et la terre offre une grotte a l'Inaccessible. Les anges chantent sa gloire avec les bergers, les mages cheminent avec l'etoile, car pour nous est ne un petit enfant, le Dieu d'avant les siecles."
Dans les eglises russes, la liturgie est souvent suivie d'un cycle de traditions festives populaires : accolade fraternelle, echange de voeux, distribution de pain beni (antidoron), et parfois un repas communautaire paroissial.
Traditions de Noel en Russie, en Ukraine et en Roumanie
Si le noyau liturgique est commun a toutes les Eglises orthodoxes, les traditions populaires de Noel varient considerablement d'un pays a l'autre, refletant les cultures locales et les vicissitudes historiques.
En Russie
Le Noel orthodoxe russe a ete supprime par le regime bolchevique en 1918 et ne fut retabli comme jour ferie que le 7 janvier 1991, par un decret du Soviet Supreme de la RSFSR. Pendant les soixante-treize ans de l'ere sovietique, les traditions de Noel furent transferees au Nouvel An (31 decembre) : le sapin de Noel devint le novogodinya yolka (sapin du Nouvel An), le Pere Noel devint Ded Moroz (le Grand-Pere Gel) accompagne de sa petite-fille Snegourotchka (la Fille des Neiges), et les cadeaux furent distribues le 31 decembre. Depuis 1991, les Russes celebrent donc deux fetes : le Nouvel An (laique, familial, principal echange de cadeaux) et Noel (religieux, plus intime). Les "vacances de janvier" (du 31 decembre au 8 janvier) sont une periode feriee continue.
La pratique religieuse de Noel en Russie est en renouveau constant. La liturgie de Noel celebree a la cathedrale du Christ-Sauveur de Moscou par le patriarche Cyrille est retransmise en direct a la television. En 2024, environ 3,5 millions de Russes ont assiste a un office de Noel (chiffre du ministere de l'Interieur), un chiffre en hausse reguliere depuis les annees 2000.
En Ukraine
L'Ukraine connait une revolution calendaire liee au conflit avec la Russie. Jusqu'en 2022, la majorite des Ukrainiens fetaient Noel le 7 janvier (calendrier julien). En 2023, l'Eglise orthodoxe d'Ukraine (OCU) a adopte le calendrier julien revise, et le parlement ukrainien a vote un projet de loi deplacant le jour ferie de Noel au 25 decembre. En 2025, les sondages montraient que 65 % des Ukrainiens preferaient desormais le 25 decembre, contre 35 % le 7 janvier. Le Noel ukrainien est riche en traditions populaires specifiques : les koliadky (chants de Noel portes de maison en maison par des groupes de jeunes costumes), le didoukh (gerbe de ble decorative representant l'esprit des ancetres), et le repas de 12 plats du Sviat Vechir (Sainte Soiree).
En Roumanie
La Roumanie, qui a adopte le calendrier julien revise en 1924, fete Noel le 25 decembre. Les traditions roumaines sont d'une richesse remarquable : les colinde (chants de Noel, equivalent des koliadky) sont classes au patrimoine culturel immateriel et interpretes par des groupes communautaires dans tout le pays. Le sorcova (branche decoree avec laquelle on se frappe legerement le matin du Nouvel An en souhaitant sante et prosperite), le plugusorul (chant accompagnant un mini-charrue decoree), et la tradition de l'ours dansant (dans les regions de Moldavie roumaine) sont des coutumes pre-chretiennes absorbees dans le cycle natalien.
Les Sviatki : les douze jours saints apres Noel
Les Sviatki (du vieux-slave svyat, "saint") designent la periode de douze jours qui separe Noel (7 janvier) de la Theophanie (19 janvier, soit le 6 janvier julien), aussi appelee Bapteme du Seigneur. Ces douze jours correspondent theologiquement aux douze jours entre la Nativite et le Bapteme du Christ et sont une periode de joie festive durant laquelle le jeune est totalement leve (y compris les mercredis et vendredis, normalement jours maigres).
Les Sviatki sont marques par un melange fascinant de piete chretienne et de traditions paiennes pre-chretiennes que l'Eglise n'a jamais reussi a eradiquer completement. Les activites principales sont :
Les koliadki et chtchedrivki — Des groupes de jeunes gens (koliadniki) parcourent les maisons en chantant des chants de Noel, des louanges aux maitres de maison et des voeux de prosperite. En echange, ils recoivent de la nourriture, des confiseries et parfois de l'argent. Les chants alterent themes chretiens (la naissance du Christ, l'etoile de Bethleem) et themes paiens (prosperite agricole, fecondite).
Les gadania (divinations) — Malgre les interdictions repetees de l'Eglise, les divinations de Sviatki sont une tradition pan-slave vivace, surtout chez les jeunes filles. Les methodes sont variees : verser de la cire fondue dans l'eau froide et interpreter la forme obtenue (le futur mari), regarder dans un miroir a minuit a la lueur de deux bougies, jeter une chaussure par-dessus l'epaule (la direction indique d'ou viendra le pretendant), ecouter sous les fenetres des voisins (le premier mot entendu predit l'avenir). Pouchkine a immortalise ces traditions dans Eugene Oneguine (chapitre 5, le reve de Tatiana).
Le ryajenie (mascarade) — Des groupes de mummers (ryajenye) se deguisent en animaux (ours, chevre, grue), en personnages (la mort, le diable, le vieillard) ou en personnages inverses (hommes en femmes, femmes en hommes) et parcourent le village en jouant des saynetes comiques. Ces mascarades, d'origine paienne (liees aux rites de passage solsticiel), ont ete partiellement christianisees : la chevre symbolise la Resurrection, l'etoile portee par les koliadniki represente l'Etoile de Bethleem.
Les Sviatki se concluent par la fete de la Theophanie (19 janvier / 6 janvier julien), qui celebre le Bapteme du Christ dans le Jourdain. La Grande Benediction des eaux, au cours de laquelle le pretre plonge une croix dans une riviere, un lac ou un trou taille dans la glace (la iordane), attire des foules immenses. En Russie, des millions de fideles se baignent dans l'eau glacee de la iordane, un acte de devotion physique qui marque la fin du cycle natalien et le retour au temps liturgique ordinaire.
Questions frequentes
Questions frequentes
Pourquoi Noel orthodoxe est-il le 7 janvier et non le 25 decembre ?
Noel orthodoxe tombe le 7 janvier dans les pays qui suivent le calendrier julien (Russie, Serbie, Georgie, Jerusalem). La raison est purement calendaire : le calendrier julien, instaure par Jules Cesar en 46 av. J.-C., accuse un retard de 13 jours par rapport au calendrier gregorien adopte par l'Occident en 1582. Le 25 decembre du calendrier julien correspond donc au 7 janvier du calendrier gregorien. Les Eglises orthodoxes qui ont adopte le calendrier julien revise (Grece, Roumanie, Bulgarie, Constantinople) fetent Noel le 25 decembre gregorien, comme les catholiques.
Tous les orthodoxes fetent-ils Noel le 7 janvier ?
Non. Seules les Eglises qui conservent le calendrier julien integral fetent Noel le 7 janvier gregorien : l'Eglise russe, serbe, georgienne et le patriarcat de Jerusalem. Les Eglises de Constantinople, Grece, Roumanie, Bulgarie, Chypre, Pologne, Albanie et la nouvelle Eglise orthodoxe d'Ukraine (OCU, depuis 2023) ont adopte le calendrier julien revise et fetent Noel le 25 decembre. Le patriarcat d'Antioche et l'Eglise d'Alexandrie fetent egalement le 25 decembre. Ainsi, la majorite des Eglises orthodoxes fetent desormais Noel le 25 decembre.
Qu'est-ce que le Sotchelnik (veille de Noel orthodoxe) ?
Le Sotchelnik (ou Sotchevnik) est la veille de Noel orthodoxe, le 6 janvier (calendrier gregorien). Son nom vient du mot sotchivo, une bouillie de ble cuit avec du miel, des noix et des fruits secs, seul plat autorise ce jour de jeune strict. La tradition veut que l'on ne mange pas avant l'apparition de la premiere etoile dans le ciel, en souvenir de l'Etoile de Bethleem. Le repas du Sotchelnik est vegetalien et comprend traditionnellement 12 plats (symbolisant les 12 apotres) : sotchivo, borchtch aux champignons, varenyky, poisson, kutia, compote de fruits secs, etc.
Quelles sont les traditions de Noel orthodoxe en Russie ?
En Russie, Noel orthodoxe est un jour ferie officiel depuis 1991 (il avait ete supprime par les bolcheviques en 1918). Les principales traditions sont : le jeune strict du 6 janvier (Sotchelnik) jusqu'a la premiere etoile, la liturgie de Noel a minuit ou tot le matin du 7 janvier (avec le chant de l'hymne Avec nous est Dieu / S Nami Bog), le repas festif familial avec oie ou canard roti, la visite aux proches, et les koliadki (chants de Noel populaires). Le sapin de Noel (yolka), d'abord interdit puis adopte par les Soviets comme arbre du Nouvel An, coexiste avec les traditions religieuses depuis 1991.
Que mange-t-on a Noel orthodoxe ?
Le repas de Noel orthodoxe se divise en deux parties. Le soir du 6 janvier (Sotchelnik), on sert un repas vegetalien de 12 plats : sotchivo ou kutia (ble au miel), borchtch aux champignons, varenyky aux pommes de terre ou aux cerises, poisson (carpe ou hareng), chou farci, blinis aux champignons, compote de fruits secs (vzvar), pommes au four, etc. Le 7 janvier, apres la liturgie, le jeune est rompu et le repas festif est copieux : oie ou canard roti, kholodets (aspic de viande), pirojki, salades, koulibiac, et desserts riches. Le tout est arrose de vodka, de vin et de kompot.